Health Valley
Texte: Céline Bilardo
Photo: Nelson Reitz

Sur la route: Genkyotex

Genkyotex se place comme pionnière dans le développement d’un médicament contre les maladies diabétiques.

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«Nous vivons une période très excitante.» C’est avec enthousiasme qu’Ursula Ney, directrice de Genkyotex, décrit le développement de la start-up genevoise et ses futurs projets dédiés, entre autres, au développement d’un traitement novateur contre la néphropathie diabétique: une complication fréquente du diabète qui concerne 20 à 40% de personnes atteintes de cette pathologie.

L’aventure de Genkyotex a démarré en 2006 dans les locaux de l’incubateur Eclosion à Plan-les-Ouates (GE), sous l’impulsion de quatre scientifiques originaires de Genève (Gen), de Kyoto (kyo) et du Texas (tex). Ensemble, ils ont découvert une nouvelle famille d’enzymes, dénommées NOX. Ces molécules produisent des dérivés de l’oxygène impliqués dans de nombreuses maladies cardiovasculaires, des formes de diabète ou encore de fibroses. «Jusqu’en 2011, le but était de comprendre quelle enzyme sélectionner pour pouvoir cibler une maladie spécifique et concevoir un médicament pour la combattre. Nous avons ensuite mené deux tours de financement afin de pouvoir mener nos premiers tests cliniques.» Cette recherche de fonds a permis à l’entreprise, qui compte 21 employés, de récolter 72 millions de francs. Assez pour réaliser des essais, dont les résultats seront connus cet été.

Conçu sous forme de capsule à ingérer par voie orale, le médicament fabriqué par Genkyotex permettrait de stopper
la progression de la maladie, ce que les traitements actuels ne font pas. «Si les résultats attendus sont positifs, nous serons les premiers à démontrer que ces molécules ont des bienfaits thérapeutiques. Il sera ensuite possible de réaliser d’autres traitements pour des maladies orphelines à l’aide de cette famille d’enzymes.»

Arrivée à la tête de Genkyotex en 2011, Ursula Ney se réjouit de l’avenir des recherches engagées dans le domaine, dont l’intérêt est grandissant pour le monde scientifique. «Nous avons bon espoir, notre premier médicament a déjà reçu l’approbation de l’agence américaine de réglementation des médicaments et des produits alimentaires (FDA), de plusieurs pays d’Europe, du Canada et de l’Australie.» /



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