Chronique
Texte: Hélène Brioschi Levi, directrice des soins du CHUV

La population active dans le secteur de la santé contribue à la réussite helvétique

La population active dans le secteur de la santé contribue à la réussite helvétique tant d’un point de vue économique qu’humain. Il est donc nécessaire d’investir dans la formation du personnel soignant.

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L’économie suisse est jugée la meilleure du monde pour la seconde année consécutive, titrait récemment la presse. Le ranking émane du World Economic Forum et met en exergue les clés du succès: l’excellente capacité d’innovation nationale est portée par la qualité des instituts de recherche et la collaboration entre milieux académiques et économiques; les institutions publiques sont parmi les plus efficaces et transparentes du monde; enfin, la Suisse figure en tête des 148 pays examinés en matière de qualité de la formation.

La santé n’est pas en reste et contribue elle aussi à la réussite helvétique. Elle constitue à la fois un secteur économique à part entière – 8% de la population active suisse exerce une profession dans le domaine des soins ou de la thérapie – et un facteur impactant la bonne marche de l’ensemble. Les développements technologiques et pharmaceutiques, du fait de leurs évidentes retombées commerciales, viennent immédiatement à l’esprit. Ces progrès n’expriment toutefois leur plein potentiel que lorsqu’ils sont accompagnés d’efforts au moins aussi importants dans d’autres domaines.

L’éventail des déterminants de la santé nous invite ainsi à considérer aussi bien l’environnement social et physique des individus que leur niveau d’éducation, leur culture ou la possibilité qu’ils ont ou non d’accéder aux soins par exemple.

Le secteur fournit donc non seulement des produits, mais aussi des prestations de service délivrées par les professionnels de la santé. Or ce capital humain tend à se raréfier, sous l’effet de l’évolution démographique notamment. Et sur le terrain les soignants font face à des mutations inédites comme le vieillissement, les phénomènes migratoires ou la transition épidémiologique vers les maladies chroniques et dégénératives. Dans ce contexte et en tant que directrice des soins du CHUV, la compétence professionnelle et l’attention portée à l’individu dans toute sa globalité et sa complexité m’apparaissent comme essentielles.

Tout cela, la Health Valley l’a bien compris. En s’associant pour donner naissance à l’Institut universitaire de formation et de recherche en soins lausannois, les hautes écoles et les partenaires romands ont perpétué le cercle vertueux à l’origine du succès suisse. Et je me réjouis que la filière universitaire en sciences infirmières ainsi créée œuvre désormais en faveur d’innovations qui intègrent l’ensemble des déterminants de la santé humaine.⁄



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